Panneaux solaires autour de chez vous : seront-ils rentables ?

Tapez votre commune : production réelle de votre toit, part que vous consommerez, revente du surplus au tarif en vigueur et nombre d’années pour rentabiliser.

Paris : 1 140 kWh par kWc et par an (PVGIS, 35° plein sud)

Estimation : remplacez par votre devis

Tarif d’achat du surplus : 1,1 c€/kWh (demandes depuis le 5 juin 2026), indexé de 2 % par an. Prix du kWh : Tarif Bleu du 1er août 2026.

Rentabilisé en · 3 kWc à Paris

18,0 ans

Bilan sur 20 ans : +665 €

Production par an3 395 kWh
Consommée sur place (47 %)1 605 kWh
Économie sur la facture, 1re année321 €
Surplus vendu (1 790 kWh)20 €
Majoration d’abonnement (injection)−12 €
Gain la 1re année329 €
Facture couverte36 %
Prix retenu (estimation)6 000 €
Taille au meilleur bilan (prix estimés)2 kWc

Comment le montant est calculé

Production mois par mois à Paris (3 kWc)

Décembre : 127 kWh ; juillet : 403 kWh. Moyenne PVGIS 2005-2023.

Ce site donne tout de suite, pour votre commune, la production de votre toit, la part que vous consommerez vraiment et le nombre d’années pour rentabiliser au tarif de rachat en vigueur depuis le 5 juin 2026, sans formulaire ni rappel. Depuis cette date, le surplus injecté sur le réseau est acheté 1,1 c€/kWh (contre 4 c€ auparavant) et la prime à l’autoconsommation a disparu : la rentabilité dépend donc presque entièrement de ce que vous consommez vous-même au moment où les panneaux produisent. Un kilowatt-crête produit 1 185 kWh par an pour la commune médiane de France continentale, de 887 à 1 589 kWh selon le lieu (PVGIS, Commission européenne). À Paris, 3 kWc bien orientés produisent 3 395 kWh, dont 47 % consommés sur place par un foyer de 4 500 kWh : 329 € de gain la première année. À Marseille, la même installation produit 4 669 kWh et rapporte 398 €.

Par Radif Partners · Méthode et sources · Production par département

Ce que le calcul donne dans dix grandes villes

Le tableau applique les mêmes hypothèses partout pour isoler l’effet du soleil : même toit, même foyer, même prix. Le nord produit environ un tiers de moins que le pourtour méditerranéen, et cet écart se retrouve presque tel quel dans le gain annuel et dans le temps de retour.

3 kWc à 30° plein sud, foyer de 4 500 kWh/an sans chauffage électrique, prix posé estimé à 6 000 €, surplus vendu au tarif du 5 juin 2026
VillekWh par kWcProduction 3 kWcAutoconsomméeGain 1re annéeRentabilisé en
Lille1 0843 22748 %315 €18,8 ans
Strasbourg1 1453 41446 %320 €18,5 ans
Paris1 1403 39547 %329 €18,0 ans
Rennes1 1583 45446 %327 €18,1 ans
Nantes1 2263 65744 %334 €17,8 ans
Lyon1 2893 84344 %351 €16,9 ans
Bordeaux1 2833 82645 %357 €16,6 ans
Toulouse1 3143 91844 %360 €16,5 ans
Nice1 4824 41043 %392 €15,1 ans
Marseille1 5694 66941 %398 €14,9 ans

Ces chiffres ne remplacent pas votre propre simulation : la consommation de votre foyer, l’orientation réelle du toit et le prix de votre devis comptent autant que la commune. Pour un aperçu département par département, voyez la carte de production des 94 départements.

Pourquoi la taille de l’installation compte plus qu’avant

Jusqu’au 4 juin 2026, une installation vendait son surplus 4 c€/kWh et touchait une prime de 0,08 € par watt-crête. Les deux ont changé avec l’arrêté du 1er juin 2026 : le surplus vaut désormais 1,1 c€/kWh, indexé de 2 % par an pendant 20 ans, et la prime n’existe plus. Un kWh injecté rapporte ainsi environ dix-huit fois moins qu’un kWh consommé sur place.

Conséquence directe : doubler la taille ne double pas le gain. À Paris, pour le même foyer, 3 kWc consomment 47 % de leur production et 6 kWc seulement 28 %. Le simulateur indique pour votre cas la taille qui donne le meilleur bilan sur vingt ans ; les pages 3 kWc, 6 kWc et 9 kWc détaillent chaque palier.

En combien d’années vos panneaux sont-ils rentabilisés ?

Rentabilisé en

18,0 ans

Production par an3 395 kWh
Gain la 1re année329 €
Prix posé (estimation)6 000 €
Bilan sur 20 ans+665 €

Médiane du département, toit à 30° plein sud, surplus vendu à 1,1 c€/kWh.

Ce que fait le simulateur, étape par étape

Il lit la production annuelle de votre commune pour un kilowatt-crête incliné à 35° plein sud, puis la corrige selon l’orientation et l’inclinaison de votre toit à l’aide de facteurs calculés par PVGIS pour sept villes de référence. Il estime ensuite la part consommée sur place à partir d’une simulation heure par heure : la production horaire de 2023 croisée avec les courbes de consommation résidentielle qu’Enedis publie, avec ou sans chauffage électrique, avec ou sans batterie. Le reste est vendu, dans la limite de 1 600 heures de fonctionnement par an.

L’économie se calcule au prix du kWh que vous payez (par défaut le Tarif Bleu du 1er août 2026), la revente au tarif de votre contrat, et le prix de l’installation est celui que vous saisissez. Sans devis, le simulateur part d’une estimation tirée de devis récents, affichée comme telle : 6 000 € pour 3 kWc. Tout le détail, y compris ce que le calcul ne prend pas en compte, est dans la méthode.

Les autres questions avant de signer

Les aides et la TVA à 5,5 %, les démarches en mairie et auprès d’Enedis, le panneau prêt à brancher sur un balcon ou la batterie ont chacun leur page, avec un petit calcul à la clé. Si vous partez de zéro, commencez par le fonctionnement des panneaux photovoltaïques.

Questions fréquentes

Les panneaux solaires sont-ils encore rentables en 2026 ?

Oui, si vous consommez une bonne part de ce qu’ils produisent. Depuis le 5 juin 2026, le surplus vendu ne rapporte que 1,1 c€/kWh, alors que chaque kWh consommé sur place évite un achat à 20,01 c€ au Tarif Bleu. Une petite installation bien dimensionnée se rentabilise ; une grande installation qui injecte la moitié de sa production, beaucoup moins.

Combien rapporte une installation de 3 kWc par an ?

À Paris, pour un foyer de 4 500 kWh par an sans chauffage électrique et un toit à 30° plein sud, le gain de la première année est de 329 € : 321 € d’électricité non achetée et 20 € de surplus vendu. Le simulateur refait ce calcul pour votre commune, votre orientation, votre consommation et le prix de votre devis.

Le simulateur me demandera-t-il mon numéro de téléphone ?

Non. Aucun compte, aucune adresse e-mail, aucun numéro, aucun devis transmis à un installateur. Le calcul se fait dans votre navigateur à partir de fichiers publiés par le site lui-même. Vous pouvez copier l’adresse de la page pour retrouver ou partager votre simulation : les réglages y sont enregistrés.

D’où vient la production calculée pour ma commune ?

De PVGIS 5,3, l’outil du Centre commun de recherche de la Commission européenne, qui moyenne les images satellites de 2005-2023. Nous avons interrogé PVGIS sur une grille de points couvrant la France continentale, puis affecté à chacune des 34 386 communes la valeur du point le plus proche, avec 14 % de pertes du système.

Le soleil change-t-il beaucoup la rentabilité d’une région à l’autre ?

Moins qu’on ne le croit. Marseille produit 1 569 kWh par kWc et par an, Lille 1 084, selon PVGIS. Pour 3 kWc et un foyer de 4 500 kWh, le retour passe de 14,9 ans à Marseille à 18,8 ans à Lille. La part de la production consommée sur place, l’orientation du toit et le prix payé pèsent autant que l’ensoleillement : les pages régionales détaillent chaque cas.

Faut-il prendre une batterie ?

Rarement, au prix actuel. Une batterie fait consommer davantage de votre production, mais chaque kWh gagné ne vaut que la différence entre le prix d’achat de l’électricité et le tarif de revente. Saisissez une capacité dans le simulateur : il affiche le prix maximal au-delà duquel la batterie ne se rembourse pas en 20 ans.

Sources

Rédigé par

Éditeur d'un simulateur solaire par commune, sans installateur ni rappel : production PVGIS, autoconsommation, tarif d'achat du surplus

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Données 2026, relevées le